La représentation de l’atome
L’atome, un objet de recherche scientifique unique mais une multitude d’images : pourquoi et quels en sont les usages ? Coline AubertTout d’abord, qu’est-ce qu’un atome ? Se posant cette question, l’approche chronologique est la plus simple. Elle permet de comprendre le cheminement de pensée des scientifiques et philosophes à travers les siècles et d’aborder la question de l’atome, de son aspect le plus simple (grains de matière insécables et invisibles) aux questionnements les plus complexes (principe d’incertitude, équation de Schrödinger…). Il existe donc une multitude d’images, qui correspondent à la connaissance que l’on a du sujet en fonction de l’époque. Mais aujourd’hui aussi, de nombreuses images sont produites. Celles de la recherche sont principalement des outils, tandis que celles des « non-scientifiques » montrent notre rapport ambivalent à la science, tantôt fantasmée et tantôt critiquée. Mais toutes ces images, aussi objectives soient-elles, ne sont pas la « vérité » mais uniquement des représentations de ce que l’on connaît de cet objet si complexe : l’atome. Comment alors se positionner dans le cadre de la médiation scientifique, champ professionnel se voulant comme une passerelle entre la science et la société et recherchant un dialogue horizontal entre ces deux parties ? Trois entrées sont majoritairement traitées : la structure de l’atome, les ordres de grandeur et le nucléaire. Mais plus que le choix du sujet, ce sont les positionnements pédagogiques qui vont être déterminants. Il apparaît en effet que la participation active du public est l’outil idéal pour arriver à ce rapport d’égalité. Sont ainsi développés de multiples projets participatifs, et notamment des ateliers. Je vais donc me prêter à ce jeu et créer cette année un projet de médiation scientifique sur les ordres de grandeurs et la représentation de l’atome à destination des enfants, et cela par la préparation d’ateliers.