La.e mémoire vénère d'une future artiste femme étrangère
Olga PerepelitsaQue se passe-t-il une fois diplômé.e.s par une école d’art ? Quelles sont nos chances d’être exposé, de gagner sa vie sinon confortablement, au moins décemment, et/ou de démarrer une carrière académique ? Quel est l’impact du genre ? Et si en plus d’être une femme, on est aussi immigrée du tiers-monde ? La fameuse égalité des chances, base de la mentalité méritocratique française depuis les années 80, existe-t-elle dans le monde de l’art ? À quelle classe sociale doit appartenir l’étudiant.e.s pour avoir la possibilité d’accéder à une éducation artistique ? Quelles sont les modalités d’accès au monde de l’art ? Quelle est la vie réelle des étudiantes dans une école d’art prestigieuse ? L’accès à l’éducation supérieure dans le secteur de l’art, est-elle égalitaire ? J’explore la réalité professionnelle d’une femme artiste en France. Je cherche ainsi à comprendre quels sont les facteurs responsables du fait que ma filière soit si élitiste et sélective en France ; pourquoi rien ne change, malgré les belles promesses données par toutes les institutions étatiques depuis que des statistiques nationales existent. Je présente également les avancées, mais aussi et surtout les stagnations, par rapport à la question de l’égalité des sexes dans le monde créatif. En effet, l’une de mes principales interrogations était la disparité entre le nombre d’étudiantes, majoritaires par rapport à leur homologue masculin dans les études d’art, et la minorité d’artistes femmes, recevant des prix et des bourses prestigieuses dans le domaine de l’art. Je présente enfin les facteurs responsables de la situation avant de conclure sur les chances qu’un changement notable soit observé avant l’apocalypse.